Monter un mur en parpaing de 2 mètres représente un projet ambitieux mais tout à fait réalisable pour ceux qui souhaitent délimiter leur terrain, créer un espace privé ou renforcer une construction existante. Ce type d’ouvrage nécessite une préparation minutieuse, un respect rigoureux des étapes de construction et une attention particulière aux fondations. Que vous envisagiez de réaliser ce projet vous-même ou de faire appel à un professionnel, comprendre les différentes phases du montage garantit un résultat solide et durable. Ce guide détaille chaque étape, du choix des matériaux aux finitions, en passant par les techniques de renforcement indispensables pour un mur de cette hauteur.
Pourquoi construire un mur en parpaing de 2 mètres ?
La construction d’un mur en parpaing de 2 mètres répond à plusieurs besoins pratiques et esthétiques dans un projet de construction ou de rénovation. Cette hauteur offre un compromis idéal entre intimité et conformité réglementaire, car elle respecte généralement les normes d’urbanisme françaises qui limitent souvent la hauteur des murs de clôture entre 2 et 2,60 mètres selon les communes.
Le parpaing, également appelé bloc de béton creux, présente des avantages considérables pour ce type de projet. Sa résistance mécanique lui permet de supporter des charges importantes et de résister aux intempéries sur le long terme. Le coût abordable de ce matériau le rend accessible pour les budgets moyens, tout en offrant une solidité comparable à d’autres solutions plus onéreuses.
Ce type de mur sert fréquemment à délimiter une propriété, créer un espace privatif dans un jardin, former un soutènement pour un terrain en pente ou encore servir de support pour une future construction. Dans les régions venteuses ou exposées, un mur de 2 mètres offre également une protection efficace contre les éléments et réduit les nuisances sonores provenant de l’extérieur.
Avant de débuter, il reste essentiel de vérifier auprès de sa mairie les règles d’urbanisme locales et d’obtenir, si nécessaire, une déclaration préalable de travaux. Cette démarche administrative protège le propriétaire d’éventuels litiges avec le voisinage ou l’administration.
Matériel et outils nécessaires pour monter un mur de 2m
Outils indispensables
La réussite d’un mur en parpaing de 2 mètres dépend en grande partie de la qualité des outils utilisés. Les professionnels recommandent de réunir un niveau à bulle de grande longueur (au moins 1,20 mètre) pour vérifier l’horizontalité, un fil à plomb pour contrôler la verticalité parfaite des rangées, et une règle de maçon en aluminium pour étaler le mortier uniformément.
Une truelle, une taloche et un mètre ruban constituent les outils de base pour appliquer le mortier et mesurer précisément les dimensions. Pour la découpe des parpaings, une meuleuse d’angle équipée d’un disque diamant s’avère indispensable, permettant des coupes nettes et précises. Une bétonnière facilite grandement la préparation du mortier et du béton, surtout pour un projet de cette envergure.
Les équipements de sécurité ne doivent jamais être négligés : gants de protection, lunettes de sécurité, chaussures de sécurité à embout renforcé et masque anti-poussière protègent efficacement contre les risques du chantier. Un cordeau traceur aide à matérialiser l’alignement du mur, tandis qu’une massette permet d’ajuster la position des parpaings avec précision.
Fournitures et matériaux requis
Pour un mur de 2 mètres de hauteur, le choix des matériaux de construction influence directement la solidité et la durabilité de l’ouvrage. Les parpaings standards de 20x20x50 cm représentent le format le plus courant, nécessitant environ 10 blocs par mètre carré. Pour un mur de 2 mètres de haut et 5 mètres de long, il faut prévoir environ 100 parpaings, plus une marge de 10% pour les découpes et les imprévus.
Le ciment, le sable et les graviers constituent les composants essentiels du mortier et du béton de fondation. Pour les fondations, un béton dosé à 350 kg/m³ garantit une base stable, tandis que le mortier de montage nécessite un dosage de 300 kg/m³. Les fers à béton de diamètre 10 à 12 mm servent au ferraillage des fondations et aux chaînages verticaux.
D’autres fournitures complètent la liste : des poteaux de ferraillage pour les chaînages verticaux, des U de chaînage ou des parpaings spéciaux pour les renforts horizontaux, du film polyane pour isoler les fondations de l’humidité du sol, et des chaperons de couronnement pour protéger le sommet du mur. N’oubliez pas les chevilles, les fils de fer pour maintenir l’alignement, et éventuellement un hydrofuge à ajouter au mortier pour améliorer la résistance à l’humidité.
Préparation du chantier
Traçage et délimitation de l’emplacement
Le traçage précis de l’emplacement du mur constitue la première étape concrète du chantier. Cette phase détermine l’alignement et la rectitude du futur ouvrage. Il faut commencer par matérialiser les extrémités du mur à l’aide de piquets solidement enfoncés dans le sol, en s’assurant qu’ils dépassent suffisamment pour rester visibles pendant les travaux.
Entre ces piquets, un cordeau bien tendu trace la ligne directrice du mur. Il est crucial de vérifier les angles à l’aide d’une équerre de maçon ou en appliquant le théorème de Pythagore (méthode du 3-4-5) pour garantir des angles parfaitement droits. Cette précision initiale évite les déviations qui se cumulent avec la hauteur et compromettent la stabilité du mur.
Pour un mur de 2 mètres, il convient de tracer non seulement l’axe central mais également les limites extérieures de la fouille pour les fondations, généralement 40 à 50 cm de large. Un marquage au sol à l’aide de poudre de plâtre ou de peinture en bombe rend ces repères bien visibles tout au long du chantier. La prise en compte des distances réglementaires par rapport aux limites de propriété s’impose pour respecter les règles d’urbanisme locales.
Préparation du terrain
Une fois le tracé établi, la préparation du terrain nécessite de dégager la zone de construction de toute végétation, racines ou débris. Un sol propre et débarrassé facilite grandement les opérations d’excavation et assure un contact optimal entre les fondations et le terrain naturel.
Le décapage de la terre végétale sur une profondeur de 20 à 30 cm élimine les matières organiques qui pourraient se décomposer et créer des vides sous les fondations. Cette couche superficielle, impropre à la construction, doit être évacuée ou stockée à l’écart pour d’autres usages dans le jardin.
Le nivellement du fond de fouille garantit une assise plane et stable pour les fondations. Des variations de niveau importantes nécessitent un terrassement plus conséquent ou la création de semelles à différents niveaux, ce qui complique sensiblement le projet. Dans le cas d’un terrain en pente, la réalisation de redans (paliers successifs) dans les fondations permet de suivre la topographie tout en maintenant une structure solide.
Enfin, le compactage du sol au fond de la fouille à l’aide d’une plaque vibrante ou d’un compacteur manuel améliore la portance du terrain et limite les tassements différentiels qui pourraient fissurer le mur à long terme.
Réaliser les fondations pour un mur de 2 mètres
Calcul et dimensionnement des fondations
Les fondations d’un mur en parpaing de 2 mètres représentent l’élément structurel le plus critique du projet. Leur dimensionnement doit tenir compte du poids du mur, de la nature du sol et des sollicitations auxquelles l’ouvrage sera soumis. Pour un mur de cette hauteur, les professionnels recommandent une semelle filante d’au moins 50 cm de large et 40 cm de profondeur hors gel.
La profondeur hors gel varie selon les régions françaises, généralement entre 50 et 80 cm, et protège les fondations contre les mouvements du sol causés par le gel et le dégel. Dans les régions montagneuses ou particulièrement froides, cette profondeur peut atteindre 1 mètre. Se renseigner auprès de la mairie ou d’un bureau d’études local permet de connaître la profondeur réglementaire applicable.
Le calcul de la largeur de la semelle suit une règle empirique : elle doit mesurer environ trois fois l’épaisseur du mur. Pour un mur en parpaings de 20 cm, une semelle de 60 cm offre une marge de sécurité confortable. Sur un sol de qualité médiocre (argileux ou remblayé), il convient d’augmenter ces dimensions ou de prévoir un ferraillage renforcé.
Excavation et mise en place de la semelle filante
L’excavation de la tranchée de fondation s’effectue à la pelle mécanique pour les projets importants ou à la main pour les chantiers plus modestes. Les parois de la fouille doivent rester verticales et le fond parfaitement plan et horizontal, contrôlé régulièrement au niveau à bulle et à la règle.
Une fois la fouille terminée, la mise en place d’un lit de propreté en béton maigre de 5 cm d’épaisseur crée une surface propre et plane pour le ferraillage. Ce lit, dosé à environ 150 kg/m³, isole également le ferraillage de l’humidité du sol et facilite son positionnement précis.
La pose d’un film polyane sur le fond de fouille, avant le lit de propreté, renforce la protection contre les remontées d’humidité et améliore la durabilité des fondations. Ce film doit remonter légèrement sur les parois de la fouille pour assurer une étanchéité complète.
Ferraillage et coulage du béton
Le ferraillage des fondations confère à la semelle la résistance nécessaire pour supporter le poids du mur sans fissuration. Pour un mur de 2 mètres, une armature constituée de 4 fers longitudinaux de diamètre 10 mm, reliés par des cadres transversaux tous les 40 cm, offre une solidité adéquate.
Les fers doivent être surélevés du lit de propreté à l’aide de cales en béton (distanciers) d’environ 5 cm pour garantir leur enrobage complet dans le béton coulé. Cet enrobage protège l’acier de la corrosion et assure la transmission correcte des efforts entre le béton et l’armature.
Le coulage du béton s’effectue en une seule fois pour éviter les joints de reprise qui fragilisent la structure. Un béton de fondation dosé à 350 kg de ciment par mètre cube, avec des granulats de 15 à 20 mm, remplit la tranchée jusqu’au niveau prévu. Le vibrage du béton à l’aide d’une aiguille vibrante ou par piquage manuel à la barre à mine élimine les bulles d’air et garantit un remplissage complet autour des armatures.
Le lissage de la surface à la taloche crée une assise plane pour la première rangée de parpaings. Un temps de séchage minimal de 7 jours, idéalement 28 jours pour une résistance optimale, doit être respecté avant de commencer l’élévation du mur. Pendant cette période, maintenir les fondations humides par arrosage régulier évite les fissurations dues à un séchage trop rapide.
Montage du mur en parpaing : étape par étape
Préparation du mortier
La qualité du mortier de montage influence directement la solidité et la durabilité du mur. Le dosage classique pour un mortier bâtard comprend 300 kg de ciment, 100 kg de chaux hydraulique, et environ 1 m³ de sable pour un mètre cube de mortier. Cette composition offre un bon compromis entre résistance mécanique et souplesse.
La préparation dans une bétonnière garantit un mélange homogène. Il faut commencer par verser l’eau (environ 20 à 25 litres pour un sac de 35 kg de ciment), puis ajouter progressivement le ciment, la chaux et le sable. La consistance idéale du mortier ressemble à une pâte onctueuse qui se tient sur la truelle sans couler, tout en restant suffisamment souple pour s’étaler facilement.
L’ajout d’un plastifiant ou d’un hydrofuge au mortier améliore sa maniabilité et sa résistance à l’eau. Ces adjuvants, disponibles dans les négoces de matériaux, se dosent selon les recommandations du fabricant. Il convient de préparer des quantités raisonnables de mortier, utilisables en moins de deux heures, pour éviter le durcissement prématuré.
Pose de la première rangée de parpaings
La première rangée de parpaings détermine la qualité de tout le mur. Elle doit être posée avec une précision maximale, car toutes les rangées suivantes s’aligneront sur cette base. Avant la pose, tracer l’emplacement exact des parpaings sur les fondations à l’aide d’un cordeau aide à maintenir l’alignement.
Étaler une couche de mortier d’environ 2 cm d’épaisseur sur les fondations, sur une longueur correspondant à 3 ou 4 parpaings. Poser le premier parpaing d’angle en le pressant légèrement dans le mortier et en vérifiant immédiatement sa position au niveau à bulle dans les deux directions (horizontale et verticale). Les ajustements s’effectuent en tapotant avec le manche de la truelle ou une massette.
Continuer en posant les parpaings suivants bout à bout, en intercalant un joint vertical de mortier d’environ 1 cm entre chaque bloc. Chaque parpaing doit être vérifié individuellement au niveau, puis l’ensemble de la rangée contrôlé avec une règle de maçon pour garantir un alignement parfait. Le joint horizontal entre la fondation et les parpaings doit mesurer environ 1,5 à 2 cm.
Laisser sécher cette première rangée pendant quelques heures avant de poursuivre permet au mortier de prendre suffisamment pour supporter le poids des rangées supérieures sans déformation.
Élévation des rangées suivantes
L’élévation du mur se poursuit rangée par rangée, en respectant le principe de l’appareillage qui consiste à décaler les joints verticaux d’une rangée sur l’autre. Ce décalage, idéalement d’un demi-parpaing (25 cm), assure la cohésion de l’ensemble et évite les lignes de faiblesse qui fragiliseraient la structure.
À chaque nouvelle rangée, étaler une couche régulière de mortier sur la rangée précédente, puis poser les parpaings en vérifiant systématiquement l’horizontalité, la verticalité et l’alignement. L’utilisation de cordeaux tendus entre des piquets aux extrémités du mur facilite grandement le maintien de l’alignement et de la hauteur uniforme.
La montée du mur s’effectue idéalement par étapes de 4 à 5 rangées maximum par jour pour un mur de 2 mètres. Cette progression graduelle évite les déformations causées par le poids excessif du mortier frais et permet un séchage progressif qui renforce la solidité. Entre chaque session de travail, protéger le mur inachevé avec une bâche contre la pluie et le gel préserve la qualité du mortier.
À mesure que le mur s’élève, vérifier régulièrement la verticalité avec un niveau à bulle ou un fil à plomb devient crucial. Une déviation de quelques millimètres à la base peut se traduire par plusieurs centimètres au sommet d’un mur de 2 mètres, compromettant son aplomb et sa stabilité.
Découpe et ajustement des parpaings
La réalisation d’un mur nécessite fréquemment de découper des parpaings pour s’adapter aux dimensions exactes, aux angles ou aux ouvertures éventuelles. Une meuleuse équipée d’un disque diamant de 230 mm effectue des coupes nettes et précises sur les parpaings pleins ou creux.
Avant de couper, tracer la ligne de coupe sur le parpaing à l’aide d’un crayon et d’une équerre pour garantir la précision. Réaliser la découpe en extérieur ou dans un espace bien ventilé limite l’exposition à la poussière de béton, nocive pour les voies respiratoires. Le port d’un masque FFP3, de lunettes de protection et de gants s’impose absolument.
Pour les coupes complexes ou les angles, procéder progressivement en effectuant plusieurs passages successifs permet un meilleur contrôle et évite l’éclatement du parpaing. Les demi-parpaings utilisés pour l’appareillage peuvent être achetés directement ou découpés sur mesure selon les besoins du chantier.
Les parpaings découpés doivent être ajustés avec soin dans le mur, en veillant à ce que les joints de mortier restent réguliers et de même épaisseur que pour les blocs entiers. Cette uniformité garantit la cohérence structurelle et l’esthétique de l’ensemble.
Renforcement du mur : chaînages et ferraillage
Chaînages verticaux
Pour un mur en parpaing de 2 mètres, les chaînages verticaux constituent un renforcement structurel indispensable. Ils empêchent la déformation latérale du mur et assurent sa résistance aux efforts horizontaux comme la poussée du vent ou d’un terrain en pente. La réglementation recommande de positionner un chaînage vertical à chaque extrémité du mur et tous les 3 à 5 mètres sur la longueur.
La réalisation d’un chaînage vertical s’effectue en intégrant des parpaings d’angle ou des blocs spéciaux percés verticalement qui forment un conduit continu du bas vers le haut du mur. Ces alvéoles reçoivent des armatures métalliques, généralement 4 fers de diamètre 10 mm reliés par des cadres, identiques au ferraillage des fondations.
Le positionnement des armatures verticales begin dès la coulée des fondations, où elles sont ancrées solidement dans le béton par des fers en attente. Ces fers dépassent des fondations sur toute la hauteur du futur mur, garantissant la continuité de la structure entre la base et le sommet.
Une fois le mur monté à sa hauteur définitive, le conduit formé par les parpaings d’angle est rempli de béton fluide coulé par le haut. Ce béton enrobe complètement les armatures et forme un véritable poteau intégré au mur, assurant une rigidité maximale. Le vibrage du béton pendant le coulage élimine les vides et garantit un remplissage complet.
Chaînages horizontaux et arase
Le chaînage horizontal, également appelé arase, se positionne au sommet du mur et parfois à mi-hauteur pour un mur de 2 mètres. Cette ceinture de béton armé lie tous les éléments verticaux entre eux et répartit uniformément les charges, augmentant considérablement la résistance globale de l’ouvrage.
Pour réaliser ce chaînage, la dernière rangée de parpaings utilise des blocs en U spécialement conçus pour former un coffrage intégré. Ces parpaings créent une gouttière continue dans laquelle on place des armatures longitudinales (4 fers de 10 mm) reliées aux chaînages verticaux par recouvrement et ligaturage.
Avant le coulage du béton, s’assurer que les armatures sont bien positionnées et maintenues à l’aide de cales pour garantir leur enrobage régulier. Le béton utilisé pour le chaînage horizontal doit être suffisamment fluide pour remplir complètement le coffrage formé par les U, sans laisser de vides autour des armatures.
Le coulage s’effectue en une seule fois sur toute la longueur du mur pour assurer la continuité structurelle. Le lissage soigneux de la surface supérieure du béton crée une assise plane pour la pose ultérieure du chaperon de couronnement. Un temps de séchage de plusieurs jours permet au béton d’atteindre sa résistance optimale avant les finitions.
Finitions et protection du mur
Pose du chaperon
Le chaperon de couronnement protège le sommet du mur contre les infiltrations d’eau qui pourraient dégrader les parpaings et le ferraillage. Cet élément décoratif et fonctionnel se décline en plusieurs matériaux : béton préfabriqué, pierre naturelle, terre cuite ou béton coulé sur place.
Les chaperons en béton préfabriqués offrent l’avantage d’une pose rapide et standardisée. Ils se fixent sur l’arase à l’aide d’un mortier-colle ou d’un mortier bâtard, en veillant à ce qu’ils débordent légèrement de chaque côté du mur (environ 3 à 5 cm) pour rejeter l’eau de pluie. Une légère pente ou une forme bombée sur le dessus favorise l’écoulement de l’eau.
La jonction entre deux chaperons nécessite un joint de mortier soigneusement lissé pour éviter toute infiltration. Pour les angles et les extrémités, des éléments spéciaux assurent une finition esthétique et étanche. L’application d’un produit hydrofuge sur les chaperons prolonge leur durabilité en limitant la pénétration de l’humidité.
Options d’embellissement
Un mur en parpaing brut présente un aspect industriel qui ne convient pas à tous les projets. Plusieurs options d’embellissement permettent d’améliorer son esthétique tout en renforçant sa protection contre les intempéries.
L’enduit traditionnel à la chaux ou au ciment constitue la solution la plus répandue. Il masque les parpaings sous une couche uniforme de 1 à 2 cm d’épaisseur, teintée ou laissée naturelle. La technique du crépi écrasé, taloché ou gratté offre différentes textures selon les préférences esthétiques. L’application se fait généralement en deux couches : un gobetis d’accrochage suivi du corps d’enduit.
La peinture spéciale façade représente une alternative plus économique et rapide. Elle nécessite toutefois une surface bien préparée, débarrassée de toute poussière et trace d’efflorescence. Les peintures acryliques microporeuses laissent respirer le mur tout en le protégeant de l’humidité.
Le parement en pierre, brique ou plaquettes décoratives confère un aspect authentique et valorisant. Ces éléments se collent directement sur les parpaings à l’aide d’un mortier-colle adapté, puis les joints sont remplis et lissés. Cette technique demande plus de temps et d’investissement mais offre un résultat particulièrement esthétique et durable.
Enfin, la végétalisation du mur avec des plantes grimpantes crée un effet naturel et écologique. Des supports fixés au mur guident la croissance des végétaux qui, à terme, masquent complètement ou partiellement le parpaing. Cette solution nécessite un entretien régulier mais apporte fraîcheur et biodiversité au jardin.
Combien coûte un mur en parpaing de 2m ?
Détail des coûts par étape
Le budget nécessaire pour construire un mur en parpaing de 2 mètres varie considérablement selon les dimensions, les matériaux choisis et la complexité du projet. Pour un mur de 10 mètres de longueur et 2 mètres de hauteur (soit 20 m²), les coûts des matériaux se décomposent comme suit.
Les fondations représentent le premier poste de dépense. Le béton pour une semelle de 60 cm de large et 40 cm de profondeur coûte environ 15 à 20 € par mètre linéaire, soit 150 à 200 € pour 10 mètres. Le ferraillage ajoute 3 à 5 € par mètre linéaire. Le film polyane et le lit de propreté complètent ce budget d’environ 50 € supplémentaires.
Les parpaings constituent le deuxième poste majeur. Comptez environ 200 parpaings standards (1,50 € l’unité) soit 300 €, plus les parpaings d’angle et en U pour les chaînages (environ 100 € de plus). Le mortier nécessite plusieurs sacs de ciment (7 € le sac de 35 kg), de chaux (6 € le sac) et du sable (environ 80 € le m³ livré), pour un total d’environ 250 € selon les quantités.
Le ferraillage des chaînages verticaux et horizontaux demande des fers à béton et du fil de ligature, comptez 150 € pour un mur de cette dimension. Les chaperons de couronnement coûtent entre 8 et 15 € le mètre linéaire selon le matériau choisi, soit 80 à 150 € pour 10 mètres.
Au total, le coût des matériaux pour un mur de 20 m² s’établit entre 1 200 et 1 500 €, soit environ 60 à 75 € par m². Ce tarif n’inclut pas la location éventuelle d’outils (bétonnière, échafaudage) qui peut ajouter 200 à 300 € pour la durée du chantier.
Prix de la main-d’œuvre vs autoconstruction
Faire appel à un maçon professionnel augmente significativement le budget mais garantit un résultat conforme aux normes et durable. Les tarifs varient selon les régions et la complexité du projet, généralement entre 40 et 60 € par m² de mur pour la main-d’œuvre seule. Pour un mur de 20 m², le coût total avec la main-d’œuvre oscille donc entre 2 000 et 3 000 €, fournitures et pose comprises.
Certains maçons proposent des forfaits incluant les matériaux, la réalisation des fondations, l’élévation du mur, les chaînages et les finitions de base. Ces offres clés en main simplifient la gestion du projet et offrent des garanties décennales précieuses en cas de malfaçon ou de désordre structurel.
L’autoconstruction permet de diviser le budget par deux, voire plus, mais exige des compétences techniques, du temps et un respect rigoureux des normes de construction. Cette option convient aux bricoleurs expérimentés qui disposent de l’outillage nécessaire et peuvent consacrer plusieurs weekends au chantier.
Une solution intermédiaire consiste à confier les fondations à un professionnel, phase la plus technique et critique, puis de réaliser soi-même l’élévation du mur sous ses conseils. Cette approche hybride combine économie et sécurité structurelle, tout en restant accessible aux auto-constructeurs motivés.
Questions fréquentes
Quelle est la profondeur nécessaire pour les fondations d’un mur en parpaing de 2m ?
Les fondations doivent mesurer au moins 40 cm de profondeur hors gel et 50 cm de large. La profondeur hors gel varie entre 50 et 80 cm selon les régions françaises pour protéger contre les mouvements du sol causés par le gel.
Combien de parpaings faut-il pour monter un mur de 2 mètres de hauteur ?
Pour un mur de 2 mètres de haut et 5 mètres de long, il faut environ 100 parpaings standards de 20x20x50 cm, soit 10 blocs par mètre carré. Prévoyez 10% de parpaings supplémentaires pour les découpes et imprévus.
Pourquoi les chaînages verticaux sont-ils indispensables pour un mur de 2m ?
Les chaînages verticaux empêchent la déformation latérale du mur et assurent sa résistance aux efforts horizontaux comme le vent. La réglementation recommande un chaînage vertical à chaque extrémité et tous les 3 à 5 mètres.
Quel est le prix moyen pour construire un mur en parpaing de 2 mètres ?
Le coût des matériaux varie entre 60 et 75 € par m². Avec la main-d’œuvre d’un maçon professionnel, comptez entre 100 et 150 € par m², soit 2 000 à 3 000 € pour un mur de 20 m².
Faut-il une autorisation pour construire un mur de 2 mètres de hauteur ?
Dans la plupart des communes françaises, un mur de 2 mètres nécessite une déclaration préalable de travaux en mairie. Les règles d’urbanisme locales limitent généralement la hauteur des murs de clôture entre 2 et 2,60 mètres.
Combien de temps faut-il laisser sécher les fondations avant de monter le mur ?
Un temps de séchage minimal de 7 jours est requis, mais idéalement 28 jours pour une résistance optimale du béton. Pendant cette période, arroser régulièrement les fondations évite les fissurations dues à un séchage trop rapide.











